ONE-SHOT #1

-----------------------------------------------------------------------


Manga : Naruto Shippuden
Points de vue : Ino Yamanaka, Omniprésent
Genres : Drame, Tragédie, Suspense.
Audimat : M
Nombre de mots : 1 764






Point de vue Ino Yamanaka :

_____Une année s'était écoulée depuis la grande guerre des ninjas. Malgré la perte humaine et matérielle, les rues du village de Konoha, avaient retrouvé sa gaieté d'autrefois. Tout le monde avait réussi à surpasser ce drame, mais, moi, Ino Yamanaka, je ne pouvais pas en dire autant.
Je me dirigeai d'un pas lourd vers un endroit que j'avais toujours haï. Ce lieu me donnait, à chaque fois, des sentiments étrangement contradictoires : de la colère et de la tristesse. Á peine étais-je arrivée que mes jambes ne me répondirent plus, j'étais comme pétrifiée lorsque je vis toutes ses pierres tombales dominer cet espace lugubre. J'y passais tous les jours et je n'arrivais toujours pas à faire disparaître ces sensations désagréables. Je devais, pourtant, avancer, me montrer forte et digne pour lui.
Je décidais de marcher dans l'allée où il se trouvait, tout en ayant le regard vide et la tête baissée pour éviter de croiser les milliers de noms qui se trouvaient sur ses monuments en pierre. J'avais tellement de peine pour ces personnes, mais surtout pour leurs familles qui devaient quotidiennement supporter leurs pertes. Pourquoi cette bataille avait fait autant de décès ? A cette question, mes mains se serrèrent inconsciemment. Le plastique qui entourait les fleurs, se froissait sous la pression et le bruit m'obligea à les desserrer. Au fur et à mesure que je me rapprochais de ma plus grande peine, mon c½ur se serra et ma boule au ventre s'intensifia. J'essayai de retenir ces larmes qui apparaissaient dans mes yeux bleu clair, mais lorsque j'étais face à cette pierre tombale, les gouttes tombèrent toutes seules. « Arrête de pleurer, Ino... » Me répétai-je sans cesse, mais ma douleur était tellement immense et insupportable. Mes larmes tombèrent de plus en plus hâtivement et abondamment. Mes jambes pesaient, mon corps s'affaiblissait qu'il me poussa à m'asseoir pour éviter de tomber. Ma gorge nouée par les sanglots, je poussais quelques cris de colère à cet être qui m'avait abandonné, qui me laissa dans cet état. Pourquoi s'était-il sacrifié ?

« Je te déteste !! » Hurlai-je de toutes mes forces.

Je jetai brutalement les fleurs sur sa tombe. Tête baissée, mes mains cachaient mon visage couvert de larmes, je n'arrivai pas à me calmer. J'étais tellement remplie de colère et de haine que je suffoquais. Il ne devait pas mourir et surtout pas comme ça. Cet homme devait être présent pour mes fêtes d'anniversaire, pour les repas de famille, pour ma mère et moi, mais il nous a quittées brutalement. Comment lui dire à quel point je souffrais de sa perte ? Fixant l'épitaphe inscrit sur cette tombe, mes souffrances commencèrent à s'apaiser, ma respiration redevenait de plus en plus régulière et mes larmes cessèrent de couler le long de mes joues rougeâtres. Cependant, mon corps était affaibli et mes yeux étaient fatigués. Mon sentiment de colère faisait place à ce chagrin qui, même au bout d'un an, était toujours intense et indescriptible. Mon regard baissa sur les fleurs que j'avais ramenées pour lui : elles étaient arrachées et éparpillées par terre. Pour qu'elles soient présentables et acceptables, je les replaçai et, par la suite, me relevai doucement. Le crépuscule commençait à apparaître, le vent devenait de plus en plus glacé me donnant des frissons et avant de m'éloigner de ce lieu, j'approchai mes lèvres sur la pierre tombale pour l'embrasser et murmurer un « Je t'aime, papa... ».
Après être sortie du cimetière, je me dirigeai vers ma maison et sur le chemin, je croisai plusieurs visages connus sans pour autant m'arrêter. Mes yeux étaient encore rouges, ternis et pâlis avec toutes les larmes que j'avais versées. De plus, mon visage démontrait ma tristesse et je ne voulais pas inquiéter mes amis, alors j'accélérai le pas sans prêter attention aux voix qui m'interpellaient. Je leur dirai, plus tard, que je ne les avais pas entendus.
Arrivée devant la demeure des Yamanaka, je m'arrêtai devant un petit ruisseau qui entourait la maison principale. Je regardai mon reflet en fronçant les sourcils. Depuis la mort de mon père, ma mère n'arrivait pas non plus à surpasser sa peine. Elle ne s'occupait plus de sa boutique, elle ne mangeait presque plus, elle ne vivait plus. Je ne devais en aucun cas lui montrer ma faiblesse, alors je rejoignis mes mains, pris de l'eau, mouillai mon visage et avec mon t-shirt, je m'essuyai. Avant d'entrer, je respirai et soupirai.

« Maman, c'est moi ! » Disais-je en souriant.

La tradition japonaise voulait que lorsqu'on entre dans un logement, on dût se déchausser, mais, aujourd'hui, je n'eus pas le temps de les retirer que je vis ma mère, couchée au sol. Je me précipitai vers elle, manquant de tomber à terre. En pleur, je posai mes mains sur sa poitrine et une lueur verte apparut : son c½ur battait lentement et faiblement. Je sortis mon téléphone portable, mains tremblantes, j'essayai de composer les numéros des secours.

« Service des urgences, que puis-je pour vous ? »
« Je suis Ino Yamanaka et j'ai retrouvé chez moi ma mère allongée à terre. Son pouls est très faible et elle ne répond pas à mes appels. »
« Une équipe de ninja médical est en route ! »


Je tentai de garder mon calme et de ne pas céder à la panique, mais c'était très dure. Je ne comprenais pas pourquoi avait-elle fait ceci ? J'aurais dû la surveiller. Je pleurais de plus en plus et je mis ma main sur ma bouche et l'autre dans celle de ma mère, tout en la serrant. « Ne m'abandonne pas... » Soudain, je vis les ninjas médicaux entrer avec un brancard à la main. L'un d'eux me prit dans ses bras et me serra très fort pour essayer de m'apaiser.

« Ino, calme-toi, nous sommes là. »

J'écarquillai les yeux quand je compris que cette voix était celle de Sakura. Je la serrai, à mon tour, de toutes mes forces en contenant mes larmes. Elle ne devait pas savoir ce que je ressentais. Toute cette souffrance, cette envie de ...

« Mademoiselle Yamanaka ? »

Sakura me lâcha, prenant ma main dans la sienne, sûrement pour me montrer que je n'étais pas seule, mais c'était peine perdue. Mon regard était vide, j'avais l'impression que mon esprit avait quitté mon corps.

« Votre mère a avalé plusieurs médicaments dangereux. Nous devons l'emmener à l'hôpital afin de les extraire. Malgré nos efforts, elle restera dans le coma et elle, seule, pourra se réveiller ... »

Ma vision se troubla, mon corps me lâcha, mais je fis en sorte de rester debout. Je ne voulais pas que Sakura sache ce qu'il se passait depuis la fin de la guerre. Je regardai le ninja médical tout en lâchant la main de mon amie.

« Merci de prendre soin d'elle. Je vais réunir quelques affaires et je vous rejoindrai à l'hôpital. S'il vous plaît, contactez-moi s'il y a le moindre changement. » Ajoutai-je.
« Je vais les suivre, Ino. Je m'occuperai bien de ta mère, je te le promets. » Intervient Sakura avec un sourire aux lèvres.
« Merci, Sakura. »

J'avais réussi à cacher mes véritables sentiments à Sakura, elle était rassurée et partit avec les ninjas médicaux qui transportaient ma mère. Quand ils furent partis, je fermai la porte, m'assis tout en repliant mes jambes contre mon torse. Je n'arrivais plus à pleurer, j'avais tellement versé de larmes aujourd'hui. Je ne savais plus quoi faire, j'étais fatiguée. Fatiguée de pleurer, de souffrir, de me battre...
Soudain, quelqu'un frappa à la porte. Je me relevai précipitamment, j'ouvris et vis que c'était mon ami d'enfance, celui qui était toujours là pour moi.

« Ino, ça va ? J'ai vu les médecins ninjas devant chez toi. »

Il détourna son regard avec quelques rougeurs en se grattant les cheveux. Depuis quelque temps, je remarquai que Shikamaru n'arrivait plus à me fixer quand il me parlait, comme s'il était gêné. Je posai ma main sur son épaule tout en sortant et fermant la porte de ma maison.

« Ma mère a fait un malaise, rien de grave. Ne t'en fais pas pour moi, Shikamaru. Je vais la rejoindre, on se voit plus tard. »

Avant que je m'éloigne de lui, il me retint par la main.

« N'oublie pas que je suis là, si tu as besoin de parler. »

Je lui souris sincèrement pour ne pas l'inquiéter et partis sans ajouter de mots.


Point de vue omniprésent :

« Shikamaru ! »

Le jeune homme nommé Shikamaru se détourna vers la personne qui l'avait interpellé : c'était Sakura. Elle avait sûrement couru, au vu de ses sueurs qui perlaient sur son visage et sa respiration anormale. Shikamaru la regardait en arquant un sourcil, se demandant ce qu'elle lui voulait. Sakura reprit sa respiration.

« As-tu vu Ino ? Je la cherche depuis une demi-heure. » Demanda Sakura.
« Sa mère a fait un malaise et elle m'a dit qu'elle allait la rejoindre à l'hôpital. » Répondit Shikamaru, les mains dans ses poches.
« Un malaise ? »

Sakura fronça les sourcils et se mordit la lèvre inférieure. Pourquoi Ino, avait-elle menti à son ami ? Shikamaru arqua de nouveau un sourcil et lorsque la jeune femme lui raconta ce qu'il s'était passé, il écarquilla les yeux.

« Il faut absolument la retrouver et vite ! »


Point de vue Ino Yamanaka :

Cette vue était incroyable, magique et si paisible. J'étais sur le pont, dans un parc près de Konoha. La lune venait à peine de se lever et c'était à couper le souffle. Toutefois, ce calme ne durera pas longtemps. Je devais à nouveau faire face à cette vie si douloureuse. Je baissai mon regard face à cette constatation. J'étais arrivée à bout de forces, fatiguée et je voulais m'éloigner de tout ceci. Je posai ma tête sur la rambarde de sécurité. Le pont était assez haut pour ne pas voir ce qu'il y avait en dessous. Et si la seule solution était de rejoindre mon père ? Je souhaitai le serrer dans mes bras, le revoir au moins une fois. Je relevai la tête, regardai de gauche à droite, il n'y avait personne. Je décidai de monter sur la rambarde en ignorant le danger. J'avais la volonté de mettre fin à ma vie.

« Ino, ne fait pas ça !! » Criait au loin mon ami.
« Je suis désolée, Shikamaru ... » Murmurai-je doucement.

Depuis longtemps, je n'avais pas ressenti ce sentiment de légèreté, de bien-être. J'étais enfin libre....

« La manipulation des ombres ! »
 
Susceptible de trouver des fautes d'orthographe, veuillez m'excuser si c'est le cas.

Tags : Ecrit

Leave a comment

We need to verify that you are not a robot generating spam.

See legal mentions

Don't forget that insults, racism, etc. are forbidden by Skyrock's 'General Terms of Use' and that you can be identified by your IP address (54.156.51.193) if someone makes a complaint.

Comments :

Report abuse